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Oraison de trente jours

ORAISON DE TRENTE JOURS

Quiconque dira l’Oraison suivante l’espace de trente jours, en
l’honneur de la très sainte Passion de Notre Seigneur J-C. Et de la
Bien-heureuse Vierge Marie sa Mère, obtiendra miséricordieusement
l’effet de toutes ses demandes licites : ce qu’on a souvent vu par
expérience. (sans raté une journée et en la lisant avec foi, la lire à haute voix)

Avant et après la prière, lire à haute voix un Notre Père et un Salue Marie

Sainte Marie, éternelle Vierge des Vierges, Mère de miséricorde, Mère
de grâce, et espoir de tous les désespérés : par ce glaive de douleur
qui traversa votre âme, lorsque votre Fils unique Jésus-Christ
Notre-Seigneur endurait le supplice de la mort sur la Croix, par cette
affection filiale qui fit compatir à votre douleur maternelle, et le
fit avoir soin de vous recommander à son bien-aimé disciple saint
Jean, héritier du très parfait amour qu’il vous portait : je vous prie
d’apporter compassion, et tout ensemble d’apporter remède à
l’angoisse, à l’affliction, à l’infirmité, à la pauvreté, à la peine,
et à quelque autre sorte de nécessité où je me suis trouvé. O refuge
assuré des misérables, ô douce consolation des affligés, ô Mère de
miséricorde très-pitoyable. Consolatrice des désolés, et très-prompte
Libératrice des Orphelins en toutes leurs nécessités ! Voyez les
larmes de ma solitude et de ma misère, et pour ce que je me vois
accablé de maux et d’angoisses, à cause de mes péchés, je ne sais à
qui recourir, sinon à vous, ma chère Dame, très douce Vierge Marie,
Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à qui vous êtes conforme et
semblable en qualité de Réformatrice de l’humanité qui vous est
propre. Je vous supplie de prêter l’oreille de votre pitié ordinaire,
et de votre miséricorde accoutumée à mes prières, et je vous prie par
les entrailles de votre très-doux et miséricordieux Fils, par la
douceur qu’il ressentit au temps de son alliance avec la nature
humaine, qu’il délibéra conjointement avec le Père et le Saint-Esprit,
de prendre notre chair mortelle pour notre salut ; et qu’ensuite, ô
bien-heureuse Vierge, l’Ange vous porta la nouvelle, le Saint-Esprit
vous faisant ombre, il se couvrit de notre moralité, et demeura neuf
mois dans votre sein virginal, vrai Dieu et vrai homme ; puis ce temps
s’étant expiré, par la coopération du Saint-Esprit, il daigna visiter
le monde. Par l’angoisse que votre même Fils eut en son c”ur,
lorsqu’il pria son Père Éternel sur le Mont des Olives, que s’il se
pouvait faire, il fût délivré du Calice de sa Passion. Par cette
triple Oraison, comme aussi par cette triste démarche dont vous le
suivîtes en pleurant, sans l’abandonner jamais dans tous les obstacles
de sa Mort et Passion. Par les opprobres et les outrages, les
crachats, les soufflets, les moqueries, les faux témoignages et le
jugement injuste qui fut donné contre lui. Par cette Robe sans
couture, gagnée par le hasard du jeu ; par ces liens et ces coups de
verges ; par les larmes qu’il versa trois fois, par les gouttes de sa
sueur de sang, par sa patience et son silence, par sa crainte, son
ennui et la tristesse de son c”ur, par la honte qu’il reçut se voyant
tout nu en la Croix pendant votre présence, ô pitoyable Vierge, et
celle de tout le peuple ! Par son Chef Royal, par son sang divin, par
son roseau brisé, par sa couronne d’épines, par la soif, par le dégoût
qu’il eut du vinaigre détrempé de fiel, par la lance qui lui perça son
Côté sacré, par le sang et l’eau qui découlèrent de ses Plaies, et
nous furent de vives sources de grâce et de miséricorde.

Par les clous dont les Pieds et ses Mains furent percés, par la
recommandation qu’il fit de sa chère âme à son Père, par son doux
Esprit, qu’il rendit, criant hautement :

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous délaissé ? Et baissant la
tête, il dit :

Tout est consommé ! Par la rupture du voile du Temple et des pierres,
par l’éclipse du Soleil et de la Lune, par la miséricorde qu’il exerça
envers le bon Larron, par sa passion et sa croix, par sa descente aux
Limbes, par la joie qu’il communiqua en sa visite à toutes les âmes
justes, par l’honneur et la gloire de sa triomphante Résurrection, par
les apparitions qu’il fit l’espace de quarante jours à vous, ô sainte
Vierge ! Aux apôtres, et aux autres âmes délivrées. Par son Ascension,
en laquelle à la vue de tous les apôtres il fut élevé dans le ciel ;
par la grâce du Saint-Esprit Consolateur qu’il répandit dans le c”ur
de ses disciples en forme de langue de feu, et par eux-mêmes il la fit
porter dans tous les endroits de la terre. Par le terrible jour du
Jugement auquel il doit venir juger les Vivants et les Morts, et tout
le monde par le feu ; par toute la compassion que vous eûtes avec lui
en ce monde, par la douceur de ses baisers, par la joie ineffable de
votre Assomption, jour auquel en la présence et en la compagnie de
votre Fils vous fûtes ravie au Ciel, où vous êtes comblée des joies et
des délices éternels. Je vous prie de faire en sorte que mon c”ur en
soit participant, et maintenant d’écouter ma prière, et de m’accorder
la demande que je vous fais avec toute l’humilité et la dévotion qu’il
m’est possible.

Demandez ici ce qu’il vous plaira

Et comme je sais très bien que votre Fils vous honore tant, qu’il ne
vous peut rien refuser ; faites, ô ma très chère Mère ! Que je
ressente facilement et promptement, pleinement et efficacement les
secours de votre c”ur très miséricordieux, et selon la volonté de
votre très-doux Fils, qui fait la volonté de ceux qui le craignent et
qui se plaisent en lui, selon la prière et le désir de leur c”ur, et
selon la nécessité où je me trouve en plusieurs choses, et
principalement en celle-ci, pour laquelle j’invoque votre saint Nom et
la vertu de son secours, afin qu’il vous plaise de m’obtenir de votre
très-aimable Fils une espérance ferme, une parfaite charité dans la
Foi Catholique, une vraie contrition de c”ur, une source de saintes
larmes, une sincère et parfaite confession, une digne et suffisante
satisfaction, une diligence vigilance sur moi pour l’avenir, un grand
mépris du monde, un vrai amour de mon Dieu et de mon prochain, une
limitation des douleurs de votre très-cher Fils, et la mort même, s’il
la faut endurer, un accomplissement de mes v”ux, la persévérance aux
bonnes volontés, une conservation qui vous agrée, un heureux trépas,
et un vrai repentir à la fin de ma vie, avec un bon sens, une parole
libre et un fin jugement ; enfin la vie éternelle en la compagnie des
âmes de mes parents, de mes amis, de mes frères, de mes s”urs, et de
mes bienfaiteurs, tant vivants que trépassés. Ainsi soit-il.

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